Aucune idée de titre car il y a trop de choses qui se bousculent dans la caboche.
Je vois la vie en rose, je suis amoureuse.
Mais tout les soirs, je me couche seule et le matin je me réveille seule.
Je savais que ce serait ainsi. Nous le savions tout les deux.
Je ne regrette rien, je referais le même choix.
Je ne regrette pas de ne plus me sentir totalement isolée, sans savoir ce que sera l'avenir, mis à part qu'il sera rempli par le boulot. En espérant décrocher un taf suffisamment intéressant pour que j'arrive à m'y plaire et qui me ramène une rentrée d'argent suffisante pour vivre.
Moi qui ne ressentait qu'une espèce de gouffre, de trou noir en moi-même à l'idée de ne compter pour personne ...
A l'idée qu'au fond mes parents se foutent bien de mes états d'âme tant que ça marche. Ou plus exactement qu'ils me répondent "maintenant tu vois ce que c'est que le boulot", avec en arrière pensée "à ton tour d'en baver".
De ne pas vouloir appeler à pas d'heure mes amies car elles ont leurs vies, leurs problèmes et ne peuvent pas m'aider à ne pas souffrir de solitude.
Oui j'ai passé cette étape. Aujourd'hui, le néant n'est plus.
Mais il y a depuis quelques jours ce vertige quand je pense que je pourrais ne pas m'endormir seule encore une fois ce soir si ... si seulement nous vivions ensemble ... si seulement mon temps n'était pas bouffé par les études ... si ... bref "si".
Deux semaines de vacances et je me rends compte de ce dont j'ai vraiment besoin. Vivre à deux, arrêter de m'endormir seule le soir.
Ressentir le bien-être d'être contre l'homme que j'aime et d'être bien parce qu'on est ensemble, et qu'on se fiche pas mal que le monde s'écroule.
Cette sensation d'être enfin à ma place, sans peur d'être rejetée à cause de ce je suis. De lui offrir sa place et le droit d'être lui-même parce que jamais je ne pourrais le rejeter. J'accepte ce qui est, je prends le tout.
Ce que les anglais expriment avec le verbe "To belong" ...
Quoi je déprime ?
Non pas vraiment, pas tout à fait.
C'est comme ça et c'est la vie.
Il nous faudra du temps pour nous rejoindre. Pas par manque de volonté, mais parce qu'il faut d'abord que la situation change.
Alors comme dit Zazie : "ça fait mal et ça fait rien"
Je ne suis pas à une blessure près. Ni dans cette vie, ni dans les autres.
jeudi 12 janvier 2012
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